Cette étude quantifie les effets de l’entraînement en résistance sur les symptômes d’anxiété et d’inquiétude chez de jeunes adultes. De jeunes adultes qui ne répondaient pas aux critères d’une maladie clinique ont été répartis de manière aléatoire dans un groupe d’entraînement à la résistance de huit semaines ou dans un groupe témoin de huit semaines. L’étude a ensuite examiné les différences d’anxiété et d’inquiétude entre les participants des deux groupes au fil du temps, mesurées à l’aide d’une échelle standardisée pour ces symptômes.
Le programme de musculation a été développé conformément aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’American College of Sports Medicine. Un outil statistique a ensuite permis de quantifier l’ampleur des différences de changement entre les deux groupes. Vingt-huit participants (64% de femmes) ont participé pleinement à l’étude (âge moyen : 26,0± 6,2 ans), musculation : n= 14 ; groupe de contrôle : n= 14). Des différences significatives ont été observées entre les deux groupes en ce qui concerne les symptômes d’anxiété, qui se sont accentués avec le temps. En revanche, aucun lien significatif n’a été trouvé pour la symptomatologie d’inquiétude.
Conclusion : la musculation améliore significativement les symptômes d’anxiété chez les jeunes adultes âgés de 18 à 32 ans.
Un essai contrôlé randomisé.
Auteurs : Brett R. Gordon, Cillian P. McDowell, Mark Lyons & Matthew P. Herring
Publié dans nature research 2020